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mardi 23 décembre 2008

Appel à la solidarité avec Benjamin Nottaway, prisonnier politique Algonquin

Le Chef Benjamin Nottaway a été emprisonné pour 45 jours, sans compter les 2 semaines de détention avant procès, pour avoir manifester pacifiquement sur la route 117 afin que les accords signés de Lac Barrière soient honorés et que le gouvernement respecte la gouvernance coutumière de Lac Barrière.

Cet événement fait partie d'une tendance canadienne dans laquelle des chefs autochtones sont emprisonné(e)s pour s'être tenu debout pour leurs droits autochtones que la constitution reconnait. En Ontario, 6 leaders de la première nation Kitchenumahykoosib Inninuwug (KI) et Bob Lovelace ont été emprisonné pour quelques mois pour avoir manifester pacifiquement. Une décision qui a été renversée en cour d'appel.

Adresse pour envoyer des lettres de solidarité à Benjamin:

Benjamin Nottaway
Hull Detention Centre
P-6, D-3
75 Rue St. Francois
Hull, Quebec J9A 1B4



Plus d'informations:
Mercredi, le 10 décembre 2008

Juge du Québec emprisonne un Chef Algonquin pour deux mois à cause d'une démonstration pacifique : la Couronne demande un an pour envoyer « un message clair » à la communauté appauvrie


Kitiganik/Lac Rapide, Territoire Algonquin/ - Jeudi le 4 décembre un juge du Québec à reconnu le chef intérimaire de la communauté du Lac Barrière Benjamin Nottaway coupable de quarante-cinq jours en prison, en plus des quinze jours déjà servis en détention préventive, pour sa participation dans des blocus pacifiques mis en place pour attirer de l'attention sur les violations des droits de la communauté du Lac Barrière par les gouvernements canadiens et québécois.

La communauté du Lac Barrière demande que le Canada et le Québec s'engagent par écrit à respecter leurs ententes et que le gouvernement canadien mandate un observateur pour agir comme témoin lors de la sélection de nouveaux chefs, en accord avec le Code coutumier de gouvernance du Lac Barrière, et qu'il en reconnaisse les résultats.

« C'est honteux que le gouvernement du Québec préfère me mettre en prison plutôt que d'honorer leurs obligations légales en mettant en œuvre les traités signés », déclare le chef intérimaire Nottaway, un père de six qui passa son vingt-huitième anniversaire en prison jeudi passé. « Pendant ce temps, le gouvernement du Canada continue d'interférer dans nos affaires internes tout en essayant de se laver les mains de tout responsabilité pour cette situation. »

Nottaway a été reconnu coupable de trois chef d'accusation de méfait et de bris de conditions émanant des blocus de mars sur les voies d'accès du lac Barrière et d'un blocus, en novembre, de l'autoroute 117 à l'extérieur de la réserve de la communauté dans le nord du Québec. Un blocus en octobre a été démantelé violement par la police anti-émeute, par l'usage de gaz lacrymogène sur une foule contenant des aînés, jeunes et enfants. Plus de 40 membres de la communauté de 450 ont été chargés pour ces actions.

« Québec a maintenant rejoint l'Ontario, qui emprisonna les chefs de la première nation de Kitchenuhmaykoosib Inninuwug (KI) et des Algonquins d'Ardoch pour une démonstration pacifique. La méthode préférée des provinces pour s'occuper de nos droits semble être l'utilisation de la police et des tribunaux jusqu'à ce qu'on oublie que nous en avons, » avança Marylynn Poucachice, une porte-parole de la communauté qui fut arrêté durant le blocus de Novembre.

L'avocat de la couronne France Deschamps demanda au juge Jules Barrière une durée d'emprisonnement de 12 mois déclarant qu'un « message clair » était requis « pour faire en sorte que [les blocus] ne se produisent plus, que M. Nottaway n'aie plus envie de le faire, de le décourager et de décourager aussi le groupe – puisque M. Nottaway est là avec ses supporters et que tout le monde attend le verdict.» Le juge Barrière pointa que la demande de la couronne était « partiellement illégale », puisque 6 mois est la peine maximale pour des poursuites sommaires. Il était par contre en accord avec Deschamps sur le fait qu'une peine de prison était nécessaire déclarant qu'il était «important de passer dans la communauté un message clair. »

« Le seul message que les gouvernements canadiens et québécois envoient c'est leur volonté de criminaliser notre communauté et de séparer nos familles pour éviter d'avoir à mettre en œuvre des traités créant des précédents et de respecter nos coutumes de gouvernance, » ajouta Nottaway.

La communauté du Lac Barrière veut que le Canada et le Québec fassent respecter les ententes issues de l'accord trilatéral de 1991, un accord de développement durable et de cogestion des ressources, qui avait alors été applaudi par l'ONU et la Commission royale sur les peuples autochtones. Le gouvernement du Canada ne respecte plus l'accord depuis 2001. Le Québec a signé en 1998 un accord bilatéral, mais piétine malgré les recommandations soumises en 2006 par deux anciens ministres, John Ciaccia, représentant particulier pour le Québec, et Clifford Lincoln, représentant particulier des Algonquins du Lac Barrière déclarant que l'accord devrait être mis en œuvre.

Le 10 mars 2008, le gouvernement canadien révoqua la reconnaissance du Chef coutumier Benjamin Nottaway et de son Conseil et a mandaté un groupe d'une faction minoritaire qui, selon le Conseil des aînés du Lac Barrière, n'a pas été choisi dans le respect de leur Code coutumier de gouvernance. Le 2 et 3 mars, des membres de la communauté avaient érigés des blocus sur leurs routes d'accès pour empêcher les membres de cette faction minoritaire d'entrer dans la réserve en anticipant que le gouvernement canadien essaierait de s'immiscer illégalement dans la gouvernance interne du Lac Barrière pour la troisième fois en 12 ans.

En 2007, le juge Réjean Paul, de la Cour Supérieure du Québec, a émis un rapport qui concluait que le groupe reconnu par le gouvernement fédéral, lors du prétendu choix d'un chef en 2006, ne représentait qu'une « tres minorité » qui « ne respecte pas le Code coutumier de gouvernance »[1]. Le gouvernement fédéral a reconnu cette faction minoritaire après avoir mené un autre présumé processus de sélection en janvier 2008, même si, selon le rapport d'un observateur sur lequel se fiait le gouvernement, rien ne « garantissait » que le Code coutumier de gouvernance soit respecté [2].

Le Secrétariat de la nation algonquine, un conseil de bande regroupant trois communautés algonquines dont celle du Lac Barrière, reconnaît toujours le leadership de Benjamin Nottaway et continue de travailler avec lui et son conseil.

-30-

Contacts médiatiques :

Norman Matchewan, porte-parole Lac Barrière : 819 - 435 - 2171

Marylynn Poucachiche, porte-parole Lac Barrière (en anglais) : 819 - 435 - 2113


Notes:

[1] http://web.resist.ca/~barrierelakesolidarity/resources/Rapport_du_Juge_Paul-FR.pdf

[2]http://web.resist.ca/~barrierelakesolidarity/resources/Rapport-Riel.PDF

Source: http://solidaritelacbarriere.blogspot.com/

vendredi 12 décembre 2008

Il y a bientôt 7 ans, mais on n’oubliera jamais

L’affaire Terry Lalo, c’est l’histoire d’un jeune Innu de 16 ans qui est décédé des suites de blessures graves infligées lors d’une poursuite policière à Sept-Îles le 15 avril 2002 à 4h du matin. Il s’agit d’une histoire encore très douloureuse où une fois de plus des policiers ont pu s’en tirer avec peu de réprimandes après avoir causé la mort d’un individu innocent.

Cette nuit là, l’agent de la Sûreté du Québec de Sept-Îles, Richard Turgeon, au volant d’un véhicule de police, avait entendu plus tôt qu’un vol par effraction avait été commis dans un dépanneur mais il n’y avait pas eu signalement de suspect, ni confirmation. Ayant aperçu, Terry, un jeune autochtone qui marchait bière à la main, l’agent se mit négligemment et sans motifs raisonnables à la poursuite de l’adolescent qui prit la fuite en courrant. L’agent Turgeon le happa alors avec l’auto-patrouille avant qu’il ne puisse s’échapper par un trou de la clôture d’un hôtel. Selon un expert ayant participé à l’enquête de la coroner, la voiture de police aurait par la suite poursuivi sa course et reculé alors que le jeune autochtone se trouvait sous le véhicule, des conclusions que cet expert modifia plus tard lorsque la cause fut portée devant le Comité de déontologie policière.

Pour punir cette négligence ayant causé la mort, le commissaire Paul Monty ordonna en août 2004, une simple suspension sans solde de 60 jours pour le policier Richard Turgeon pour « usage dérogatoire d'un véhicule de patrouille ». L’agent Turgeon fut également transféré à la Sûreté du Québec de St-Tite en Mauricie où il pu recommencer à travailler après la suspension.

Protestant contre cette incroyable injustice, la famille de Terry et leur avocat maintinrent que la peine était trop peu sévère pour un tel crime et que l’agent aurait dû être accusé d’autres chefs d’accusations : « ne pas s'être comporté de manière à préserver la confiance et la considération que requiert sa fonction, abus d'autorité, avoir violé le Code de la sécurité routière et avoir produit un faux rapport d'événement ».

S’en suivit donc une suite de requêtes judiciaires infructueuses qui ont coûté plus de 100 000$ à la famille, de quoi lever le cœur à propos de la double justice qui existe pour les policiers. Deux requêtes en révision judiciaire furent amenées par la famille et leur avocat devant le Comité déontologie policière et toutes deux furent rejetées par Me Mario Bilodeau sans que sa décision ne soit motivée. S’en suivit donc une coûteuse requête en Cour supérieure pour infirmer la décision de Me Bilodeau, mais le policier s’en tira à bon compte.

Un autre fait révoltant de l’affaire a récemment refait surface dans les nouvelles. Deux autres policiers de Sept-Îles, soit le caporal Rénald Cloutier et le lieutenant Jacques Thomassin, avaient tenus des propos racistes envers les autochtones sur les ondes du Centre de télécommunications de la SQ ce même 15 avril 2002. L’agent Thomassin avait alors dit, à propos du sort du jeune Terry, qu’il «ne volera pu» et Cloutier avait affirmé, en parlant d’un détenu autochtone, qu'il «faisait du chiard» pour avoir une cigarette «mais c'est pas grave, c'est un Indien».

En 2004, le comité de déontologie policière condamna Cloutier, qui était maintenant à la retraite, à un an de suspension de ses fonctions d’agent de la paix, en plus de 10 jours de suspension pour l’agent Thomassin. Devant la Cour du Québec, l’agent Cloutier porta par la suite l’affaire en appel en 2006, réussissant à porter sa condamnation à 2 mois. Vers la fin du mois de novembre 2008, la Cour supérieure prit la décision de confirmer la décision prise en 2004 de suspendre l’agent retraité pour un an. Mais voilà que le premier décembre, on pu apprendre que la Cour d’appel avait autorisé les deux policiers à en appeler de la décision. La cause devrait être entendue au palais de justice de Québec au printemps 2009, soit 7 ans après ces événements révoltants.


Que le message soit clair :
De Sept-Îles à Montréal, en n’oubliant pas Athènes et le reste du monde,
PLUS JAMAIS ne tolérons l’impunité policière, les enquêtes bidons et le racisme !
Tant qu’il n’y aura pas de justice, il n’y aura pas de paix !


Pour en savoir plus :
À la demande de la famille de Terry, une page web avait été ouverte pour diffuser une revue de presse sur les événements dans l’espoir que justice soit rendue : http://terrylalo.ift.cx/

L’émission Enjeux sur les ondes de Radio-Canada avait consacré la troisième partie d’un reportage sur l’omerta policière au jeune Terry Lalo. Il est possible de visionner cette partie à l’adresse :
http://radio-canada.ca/actualite/v2/enjeux/niveau2_2153.shtml

Voici où se trouve maintenant le lieutenant Thomassin :
http://www.sq.gouv.qc.ca/poste-mrc-d-avignon-et-de-bonaventure/

Dernières nouvelles :
http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2008/11/20081127-120100.html
http://lejournaldequebec.canoe.ca/journaldequebec/actualites/archives/2008/12/20081201-174418.html


Photo de Terry - Radio-Canada

jeudi 11 décembre 2008

Chef Algonquin emprisonné

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Mercredi, le 10 décembre 2008
http://solidaritelacbarriere.blogspot.com/
*Juge du Québec emprisonne un Chef Algonquin pour deux mois à cause d'une
démonstration pacifique : la Couronne demande un an pour envoyer « un
message clair » à la communauté appauvrie***

Kitiganik/Lac Rapide, Territoire Algonquin/ - Jeudi le 4 décembre un juge du Québec à reconnu le chef intérimaire de la communauté du Lac Barrière Benjamin Nottaway coupable de quarante-cinq jours en prison, en plus des quinze jours déjà servis en détention préventive, pour sa participation dans des blocus pacifiques mis en place pour attirer de l'attention sur les violations des droits de la communauté du Lac Barrière par les gouvernements canadiens et québécois.
La communauté du Lac Barrière demande que le Canada et le Québec s'engagent par écrit à respecter leurs ententes et que le gouvernement canadien mandate un observateur pour agir comme témoin lors de la sélection de nouveaux chefs, en accord avec le Code coutumier de gouvernance du Lac Barrière, et qu'il en reconnaisse les résultats.
« C'est honteux que le gouvernement du Québec préfère me mettre en prison plutôt que d'honorer leurs obligations légales en mettant en œuvre les traités signés », déclare le chef intérimaire Nottaway, un père de six qui passa son vingt-huitième anniversaire en prison jeudi passé. « Pendant ce temps, le gouvernement du Canada continue d'interférer dans nos affaires internes tout en essayant de se laver les mains de tout responsabilité pour cette situation. »
Nottaway a été reconnu coupable de trois chef d'accusation de méfait et de bris de conditions émanant des blocus de mars sur les voies d'accès du lac Barrière et d'un blocus, en novembre, de l'autoroute 117 à l'extérieur de la réserve de la communauté dans le nord du Québec. Un blocus en octobre a été démantelé violement par la police anti-émeute, par l'usage de gaz lacrymogène sur une foule contenant des aînés, jeunes et enfants. Plus de 40 membres de la communauté de 450 ont été chargés pour ces actions.
« Québec a maintenant rejoint l'Ontario, qui emprisonna les chefs de la première nation de Kitchenuhmaykoosib Inninuwug (KI) et des Algonquins d'Ardoch pour une démonstration pacifique. La méthode préférée des provinces pour s'occuper de nos droits semble être l'utilisation de la police et des tribunaux jusqu'à ce qu'on oublie que nous en avons, » avança Marylynn Poucachice, une porte-parole de la communauté qui fut arrêté durant le blocus de Novembre.
L'avocat de la couronne France Deschamps demanda au juge Jules Barrière une durée d'emprisonnement de 12 mois déclarant qu'un « message clair » était requis « pour faire en sorte que [les blocus] ne se produisent plus, que M. Nottaway n'aie plus envie de le faire, de le décourager et de décourager aussi le groupe – puisque M. Nottaway est là avec ses supporters et que tout le monde attend le verdict.» Le juge Barrière pointa que la demande de la couronne était « partiellement illégale », puisque 6 mois est la peine maximale pour des poursuites sommaires. Il était par contre en accord avec Deschamps sur le fait qu'une peine de prison était nécessaire déclarant qu'il était «important de passer dans la communauté un message clair. » « Le seul message que les gouvernements canadiens et québécois envoient c'est leur volonté de criminaliser notre communauté et de séparer nos familles pour éviter d'avoir à mettre en œuvre des traités créant des précédents et de respecter nos coutumes de gouvernance, » ajouta Nottaway. La communauté du Lac Barrière veut que le Canada et le Québec fassent respecter les ententes issues de l'accord trilatéral de 1991, un accord de
développement durable et de cogestion des ressources, qui avait alors été applaudi par l'ONU et la Commission royale sur les peuples autochtones. Le gouvernement du Canada ne respecte plus l'accord depuis 2001. Le Québec a signé en 1998 un accord bilatéral, mais piétine malgré les recommandations soumises en 2006 par deux anciens ministres, John Ciaccia, représentant particulier pour le Québec, et Clifford Lincoln, représentant particulier des Algonquins du Lac Barrière déclarant que l'accord devrait être mis en œuvre.
Le 10 mars 2008, le gouvernement canadien révoqua la reconnaissance du Chef coutumier Benjamin Nottaway et de son Conseil et a mandaté un groupe d'une faction minoritaire qui, selon le Conseil des aînés du Lac Barrière, n'a pas été choisi dans le respect de leur Code coutumier de gouvernance. Le 2 et 3 mars, des membres de la communauté avaient érigés des blocus sur leurs routes d'accès pour empêcher les membres de cette faction minoritaire d'entrer dans la réserve en anticipant que le gouvernement canadien essaierait de s'immiscer illégalement dans la gouvernance interne du Lac Barrière pour la troisième fois en 12 ans. En 2007, le juge Réjean Paul, de la Cour Supérieure du Québec, a émis un rapport qui concluait que le groupe reconnu par le gouvernement fédéral, lors du prétendu choix d'un chef en 2006, ne représentait qu'une « tres minorité » qui « ne respecte pas le Code coutumier de gouvernance »[1]. Le gouvernement fédéral a reconnu cette faction minoritaire après avoir mené un autre présumé processus de sélection en janvier 2008, même si, selon le rapport d'un observateur sur lequel se fiait le gouvernement, rien ne « garantissait » que le Code coutumier de gouvernance soit respecté [2]. Le Secrétariat de la nation algonquine, un conseil de bande regroupant trois communautés algonquines dont celle du Lac Barrière, reconnaît toujours le leadership de Benjamin Nottaway et continue de travailler avec lui et son conseil.
-30-
*Contacts médiatiques *:
*Norman Matchewan*, porte-parole Lac Barrière : 819 - 435 - 2171
*Marylynn Poucachiche*, porte-parole Lac Barrière (en anglais) : 819 - 435 - 2113

mardi 25 novembre 2008

Du sable dans la plaie : les pensionnats autochtones

L’article ci-dessous traitera des pensionnats autochtones, seules écoles auxquelles les autochtones ont été confiné(e)s durant près d’un siècle au Canada. Il témoigne de l’influence idéologique (ici, le colonialisme) qui peut teinter l’organisation scolaire d’un groupe spécifique à l’intérieur de la société.


L’histoire des pensionnats autochtones s’inscrit dans le contexte et les modes de pensée de la colonisation des Amériques, notamment par la France et l’Angleterre. Voyons d’abord quelques faits sur le phénomène. Au Canada, plus de 100 000 autochtones auraient fréquenté ces établissements à partir de 1831. Ils étaient gérés par les communautés ecclésiastiques et devinrent de responsabilité fédérale en 1867 avec l’Acte de l’Amérique du Nord britannique.

L’Éducation promulguée par ces institutions était faite dans une idée assimilatrice des nations autochtones(« sortir l’indien en l’enfant »), les considérant arriérées. L’idéologie ("humaniste" et religieuse) qui soutenait les visées éducatives des écoles était implicitement raciste imposant la culture dominante (coloniale) comme seule et unique culture véritable et allant jusqu’à considérer les autres peuples de « races inférieures ». Dans ces institutions, communiquer dans les langues autochtones ou entrer en contact avec les communautés leur était totalement interdit. De très nombreux cas de mauvais traitements et d’agressions physiques, sexuelles et psychologiques ont été rapportés.

En 1876, avec la Loi sur les indiens, tous les enfants autochtones devinrent sous la tutelle du gouvernement, déclenchant l’acculturation des peuples autochtones, dont plusieurs vivaient encore pas mal comme ils vivaient traditionnellement. Le choc de la séparation dès le très jeune âge, en plus des mauvais traitements dans les pensionnats autochtones comptent parmi les principaux facteurs du taux très élevé de problèmes sociaux aujourd’hui observables dans les réserves indiennes. Les portes de ces pensionnats ne furent définitivement fermées que durant les années 1970.

Une trentaine d’année plus tard, le 11 juin 2008, voilà que le premier ministre du Canada, Stephen Harper, après avoir refuser de signer la Déclaration des Nations Unies sur les droits peuples autochtones, a déclaré des excuses officielles pour les mauvais traitements subis par les autochtones dans les pensionnats. L’excuse n’a rien de véritable pour l’Association des Femmes Autochtones du Québec qui dénonce les politiques contradictoires du gouvernement [1]. À l’approche des Jeux Olympiques de Vancouver et en l’occurrence d’un intense mouvement de contestation, particulièrement chez les autochtones qui dénoncent le Canada comme un état colonialiste, il est tout à fait plausible que par ce geste, le premier ministre voulait attirer l’opinion publique en se montrant favorable aux droits des premières nations sans s’engager à respecter ceux-ci.

Maintenant en 2008, je vous invite, pour terminer, à réfléchir à cette question : Avons-nous réellement appris quelque chose de cette histoire ?


Références:
[1] Femmes Autochtones du Québec, « L’Association des Femmes Autochtones du Québec répond aux excuses du gouvernement Harper », [document en ligne] lu le 2 novembre 2008, http://sisyphe.org/spip.php?article3007

samedi 26 juillet 2008

Un message de la communauté Algonquine du Lac Barrière

Lu sur Solidarité Lac Barrière :
"« Nous, le peuple traditionnel de Lac Barrière, avons depuis toujours vécu selon notre droit coutumier que nous avons codifié comme notre Mitchikanibikok Anishinabe Onakinakewin (Code de Gouvernance Coutumier du Lac Barrière). Ceci est ce que nos arrière-grands-parents nous ont légué, ainsi qu‘à nos enfants, nos petits-enfants, et les générations qui suivront. Notre responsabilité est d'assurer que notre droit coutumier soit toujours respecté et protégé.

Notre Festin sert de remerciement pour ce avec quoi nous nourrissons nos familles, les aliments qui proviennent de nos terres et rivières. Le Wampum à Trois Cordes est un symbole d'amitié avec nos Frères et Sœurs, les enfants, et tous les êtres vivants. Ceci est la base de nos enseignements. Nous avons une grande responsabilité : Protéger nos terres, protéger nos animaux, poissons et oiseaux. Défendre notre mode de vie de chasseurs afin que nos enseignements et notre Festin puissent continuer à exister pour nos enfants, petits-enfants, et les générations qui suivront avec notre langue et nos croyances.

Aujourd'hui, en tant que communauté traditionnelle, nous luttons pour défendre notre droit coutumier contre des violations de la part d'individus qui ne les respectent plus, ainsi que la manière dont nous nous gouvernons. Nous honorerons ce que nos arrière-grands-parents nous ont légué. Personne ne prendra notre droit coutumier pour s'allier avec le gouvernement fédéral afin de s'enrichir et compromettre nos droits et intérêts.

Notre droit coutumier est sensé nous aider à vivre en harmonie avec la nature et entre nous-mêmes. Ce n'est que quand des individus vivants au sein de notre communauté violent et font fi de nos coutumes que l'harmonie est rompue.

Malgré des avertissements répétés de cesser, une faction dissidente continue de violer et de faire fi de nos coutumes et a brisé l'harmonie de notre communauté. Ainsi, le 4 Mars 2008, la majorité des membres éligibles de notre communauté de Mitchikanibikok ont confirmé que nous n'accepterions pas que ces dissidents restent au sein de notre communauté. Maintenant le gouvernement fédéral essaie de nous les imposer en utilisant la Sûreté du Québec pour les ramener dans notre communauté.

Le gouvernement du Canada et le gouvernement du Québec veulent remplacer notre Chef et conseil coutumier parce que nos leaders exigent qu’ils honorent les ententes qu’ils ont conclues avec notre Première Nation.

Les ententes avec le gouvernement fédéral sont:
• L’Entente trilatérale de 1991.
• Le Protocole d’intention réciproque et l’Offre globale de reconstruire note communauté de 1997.
• Les dispositions spéciales stipulées dans notre Entente de contribution jusqu’à la venue d’un tiers administrateur qui les a enlevées.

Les ententes avec le gouvernement du Québec sont:
• L’ Accord bilatéral de 1998 et la mise en oeuvre des Recommandations conjointes adoptées par le négociateur du Québec, John Ciaccia, et notre négociateur, Clifford Lincoln, notamment le paiement annuel de 1.5 million de dollars à notre Première Nation en partage des recettes.

Le gouvernement fédéral tente d’imposer une faction dissidente minoritaire à notre Première Nation dans le but de se libérer des obligations qui lui reviennent en vertu des ententes signées avec notre Première Nation. C’est une répétition de ce qu’il a tenté de faire en 1996-97.

Appel à l'appui

Nous sommes à la recherche de groupes et d’organismes pour appuyer la liste de demandes de la communauté. Si vous aimeriez le faire contactez barrierelakesolidarity @gmail.com

LISTE DE DEMANDES DES ALGONQUINS DU LAC BARRIERE

1. Que le Gouvernement du Canada accepte de respecter le résultat d’un nouveau processus de sélection de nos dirigeants avec des observateurs de l’extérieur, qu’il reconnaisse le nouveau chef du Conseil de bande et qu’il cesse toute ingérence dans la gouvernance du Lac Barrière.

2. Que le Gouvernement du Canada accepte d’inclure immédiatement un programme de langue et de culture algonquine au programme de l’école primaire.

3. Que le Gouvernement du Canada respecte les ententes signées avec le Lac Barrière, y compris l’entente tripartite, le Mémoire d’entente mutuelle et les dispositions spéciales, auxquelles il a mis fin illégalement.

4. Que le Gouvernement du Canada abroge le système de gestion par des tiers, qu’il a imposé injustement au Lac Barrière.

5. Que la Province de Québec respecte les ententes signées avec le Lac Barrière. Incluant l’entente tripartite de 1991 et les ententes bilatérales de 1998, et qu’il mette en application les recommandations bilatérales de Ciaccia-Lincoln, incluant la contribution annuelle de $1,5 millions en partage du revenu des ressources.

6. Que le Gouvernement du Canada et la Province du Québec amorce une enquête judiciaire sur la façon dont le bureau régional du Québec du ministère des Affaires Indiennes traite le Lac Barrière et les autres Premières Nations qui voudraient y être inclus.

7. Que le Gouvernement du Québec, en consultation avec les Premières Nations, examine les recommandations de la Commission IPPERWASH en Ontario à titre d’exemple pour améliorer les relations Québec-Premières Nations et les procédures de la Sûreté du Québec dans son rôle de police des communautés des Premières Nations."

vendredi 20 juin 2008

L'État lance une bataille contre les métis avec l'argent des payeurs/euses de taxe

21 Juin 2008
Le procès de Chicoutimi :
Québec s’engage et débloque plus d’un million $ pour contrer les Métis

Québec s’engage dans un important et historique procès contre les Métis du Domaine du Roy et de la Seigneurie de Mingan (DRSM). Il s’agit d’une première judiciaire, où un groupe de Métis du Québec feront valoir des droits sur une partie du territoire de la Province. Les objets fondamentaux de ce procès qui se tiendra devant la Cour supérieure du district de Chicoutimi sont de deux ordres :

- Faire démolir 15 camps métis qui, aux dires du Procureur général, ont été bâtis sans la permission de l’État, sur les terres publiques;
- Faire la démonstration qu’il n’y a pas de Métis au Québec selon les critères de l’arrêt Powley, rendu par la Cour suprême du Canada et, en conséquence, que les Métis n’ont aucun droit au sens de l’article 35 de la constitution Canadienne.

Le Procureur général du Québec a annoncé qu’il ferait intervenir 12 experts et déposerait 2000 documents pour démontrer la non-existence d’une communauté métisse dans le DRSM. À cet effet, il a demandé 70 jours d’audition pour faire sa preuve devant l’honorable juge Roger Banford de la Cour supérieure de Chicoutimi. Il s’agit donc d’un « méga-procès » ou l’État est prêt à dépenser plus d’un million de $ en utilisant les immenses moyens financiers dont il dispose, pour contrer une communauté métisse.

Quant aux métis poursuivis, leur cause fait l’objet d’un cas type, celui du métis Ghislain Corneau, que l’État cherche à déposséder de son camp depuis plus de 10 ans. Cette cause est soutenue par la Communauté métisse du DRSM. À l’évidence, cette dernière ne dispose pas des mêmes moyens financiers que le Gouvernement du Québec, qui a accès au grand réservoir des payeurs de taxes. Les droits ancestraux des Métis du Québec se retrouvent au centre d’un combat à armes inégales.

L’État du Québec, comme l’État Canadien, est fiduciaire des droits des autochtones et à ce titre, il doit s’assurer que leurs droits sont protégés. Il en va de l’honneur de la Couronne. Québec doit se comporter de manière honorable et rétablir la situation, en assistant les Métis dans leur démarche judiciaire. Il faut se rappeler que le procès des Powley (métis) en Ontario, a été payé par l’État. Ils ont eu droit à une défense pleine et entière. Ils ont ainsi fait la preuve, jusqu’en Cour suprême du Canada, qu’ils avaient des droits de chasse protégés par la Constitution canadienne.

Les Métis du Québec, comme ceux d’Ontario et d’ailleurs au Canada, ont les mêmes droits et devraient compter sur les mêmes moyens pour les faire valoir. Il ne faudrait pas se retrouver au Québec, devant une justice à deux vitesses dans le même pays !

Plus d’informations :
René Tremblay, porte-parole
CMDRSM
Tél. 418-674-2472, ou 418-693-914

mercredi 18 juin 2008

L’Association des Femmes Autochtones du Québec répond aux excuses du gouvernement Harper

Lu sur Femmes Autochtones du Québec :
"L’Association des Femmes Autochtones du Québec accepte les excuses officielles du Premier Ministre relatives à l’expérience génocidaire des Peuples Autochtones durant la période des pensionnats indiens. Ces excuses arrivent toutefois bien tard et sont contradictoires aux politiques oppressives contenues dans la Loi sur les Indiens.

Les crimes haineux commis contre les enfants Autochtones victimes, et maintenant survivants, des pensionnats doivent être abordés de façon plus sérieuse et profonde que par de simples excuses et compensations monétaires.

Les dommages causés à nos langues, notre bien-être, nos structures politiques et sociales, ainsi que notre sexualité requièrent davantage d’attention pour pouvoir entreprendre sainement un processus de guérison. La politique d’assimilation menée par le gouvernement canadien à travers le système des pensionnats peut en effet être considérée comme un crime de génocide et un crime contre l’humanité, tels que définis dans le Statut de Rome de la Cour pénale internationale.

Aux lendemains du commencement des travaux de la Commission Vérité et Réconciliation, nous ne pouvons ignorer le récent rapport de la Vérificatrice générale du Canada démontrant que les budgets des agences de protection de l’enfance continuent de mettre l’emphase sur le placement d’enfants autochtones en dehors de leurs communautés et Nations respectives. Ce type de pratique résulte du système des pensionnats indiens et s’inspire de leur fonctionnement.

Par conséquent, nous demandons au Gouvernement canadien de reconnaître que le système des pensionnats indiens constitue un acte génocidaire et un crime contre l’humanité, conformément aux définitions de la Cour pénale internationale.

Ces excuses peuvent être entendues et acceptées, mais elles n’attirent pas nécessairement le pardon des Premières Nations : aucune nation ni aucun groupe n’a jamais été pardonné pour avoir commis des actes génocidaires. Pour que les excuses soient considérées comme authentiques, davantage d’efforts doivent être entrepris afin de corriger les mesures oppressives comprises au sein de la Loi sur les Indiens. Ces politiques, qui sont encore en vigueur aujourd’hui, empêchent les peuples autochtones de prospérer au niveau social, culturel, politique et économique.

L’opposition du Gouvernement canadien à la Déclaration des Nations Unies sur le droit des peuples autochtones rend d’autre part ces excuses douteuses. La position du Canada s’appuie sur des arguments qui contribuent à perpétuer l’insidieuse et archaïque Loi sur les Indiens qui discrimine et nie à la fois les droits des Peuples Autochtones. Cette situation est d’ailleurs dénoncée dans le rapport annuel d’Amnistie International récemment publié.

Nous demandons ainsi au Gouvernement du Canada de financer adéquatement les initiatives de promotion des langues autochtones proportionnellement aux fonds accordés pour la préservation du français et de l’anglais, de consulter adéquatement et de bonne foi les Peuples autochtones au sujet des nouvelles législations, telles que les projets de loi C-21, C-47, C-30, et d’éliminer la discrimination basée sur le genre qui existe en vertu de la section 6 de la Loi sur les Indiens.

Pour permettre aux communautés autochtones de se sortir des impacts négatifs de la colonisation, l’accès aux terres et aux ressources doit leur être reconnu ; ils doivent avoir l’opportunité de construire des nations fortes et saines en ayant les ressources et les outils nécessaires pour résoudre les problèmes économiques et sociaux provenant des politiques assimilatoires.

Le Canada s’est établi comme un pays riche et prospère aux dépens des Peuples Autochtones. Bien que nous reconnaissions l’admission de culpabilité du gouvernement, nous aimerions souligner qu’il existe encore une série d’obstacles qui doivent disparaître pour faire écho à l’esprit et à l’intention de ces excuses.

Kahnawake, le mercredi 11 Juin 2008"

mardi 6 mai 2008

Les « Gens Libres » de la Shipshaw, premiers occupants de Falardeau

Lu sur Le peuple métis de la Boréalie : Une famille métisse du Lac-Cair, au nord de Chicoutimi, vers 1950. Selon la Loi de 1850, dans le Bas-Canada et le Québec actuel les « Sauvages » comprennent les Indiens, les couples Métis qu'on appelle également « Bois brûlés » et « Gens libres », et toute leur descendance.


Depuis des temps immémoriaux, la rivière Shipshaw a été utilisée comme voie de pénétration permettant aux Indiens, aux missionnaires et aux coureurs des bois d’accéder au lac Onatchiway et à cet arrière-pays mystérieux. Au début des années 1880, deux ou trois familles montagnaises (les familles Xavier, Joseph et Charlish) viennent s’installer périodiquement non loin de la chute aux Galets. Ces gens, raconte l’ancêtre Jean-Baptiste Petit (R. Bouchard, 1996, 354-355), « sont campés sur un des plus beaux sites que l’on puisse imaginer. La rivière [Shipshaw est] très large et parsemée d’îles et d’îlots, les uns couverts de bois vert, et [les] autres [avec uniquement] de l’herbe et des rochers ». Ils campent là pendant l’été, alors qu’au cours de l’automne, ils remontent dans leur territoire de trappe, situé à la tête de la rivière Shipshaw, dans les secteurs des lacs Onatchiway et Pamouscachioui.

Au début des années 1930, lorsque arrivent les nouveaux colons dans le canton Falardeau, le gouvernement leur attribue des terres à la « Pointe des Indiens », le long de l’actuel réservoir du «lac» Saint-Sébastien. Au fil des ans, ces Métis montagnais vont se mêler aux colons qui épousent quelques « Indiennes », perpétuant ainsi la lignée des Xavier et donnant naissance à celle du Métis “Jules Tremblay”.

Lors d’une visité effectuée chez les Xavier, (Le Soleil, 22 juin 1961), Clément Dufour, un traiteur de fourrures bien connu à Chicoutimi, rapporte que cette famille l'a reçu sourire aux lèvres, le teint cuivré, la joie au coeur. Ces gens vivent là, tant bien que mal, tantôt sous la tente qu’ils semblent trouver plus confortable l’été, tantôt dans une modeste cabane construite par les citoyens de Falardeau. Pendant que les hommes se rendent à la chasse ou montent dans les chantiers forestiers de la Price Brothers & Co., « les femmes s’adonnent à la pêche dans le lac St-Sébastien qui, parait-il, regorge de brochets ». En 1998, des descendant de la famille Xavier habitent toujours sur la propriété ancestrale, sur les rives du lac Saint-Sébastien.

Russel Bouchard
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Référence : Ce texte a été tiré de la brochure titrée « Saint-David-de-Falardeau - de l'eau, de la terre et des hommes », textes de Russel Bouchard publiés en 1998 pour le compte de la municipalité de Saint-David-de-Falardeau.

* La municipalité de Falardeau est située à une vingtaine de kilomètres, au nord de Chicoutimi.

dimanche 4 mai 2008

Action de solidarité à la lutte des autochtones de Tyendinaga et des Six Nations en territoire salish côtier (Vancouver, C.B.)

Traduit d’un texte publié sur seattle.indymedia.org :
Hier, le 28 avril 2008, près de cent autochtones et supportaires non-autochtones ont marché ensemble et bloqué une route majeure de transport pour les camions dans l’est de Vancouver, en territoire salish côtier, pour plusieurs heures, commençant vers 3h PM, en solidarité avec la lutte à Tyendinaga et dans les Six Nations. La marche a été menée par les aîné-e-s et s’arrêta pour jouer du tambour et chanter aux quelques intersections majeures, causant des bouchons de circulation.

Sur les bannières ont pouvait lire: Bas les pattes sur les Mohawks de Tyendinaga ; La Police de l’Ontario (OPP) = celle de la Colombie-Britannique (VPD); ce sont tous des escrocs ; Les autochtones résistent à l’oppression de l’État; La Solidarité est Notre Arme ;...

Plusieurs photos de l’action peuvent être trouvées ici:
http://hammondface.blogspot.com/2008/04/this-didnt-happen.html

Deux vidéos youtube de l’action peuvent être trouvées là:
http://www.youtube.com/watch?v=tYTGMuVoBX8
http://www.youtube.com/watch?v=XzTcPaNCANs&feature=related


Tyendinaga résiste (Fond de l’histoire)

Le vendredi 25 avril à 2h45 de l’après-midi, la Police provinciale de l’Ontario Provicial Police (OPP) entoura les carrières de Tyendinaga demandant que les Mohawks, qui résistaient à un empiètement sur leurs territoires par la construction d’un site de développement immobilier, se rendent. La police a pointé ses fusils et la violence a suivit de la part de la police. Plus tôt cette semaine, l’OPP avait envahit le territoire Mohawk en réponse à l’arrêt de la construction sur le site par un groupe de warriors.

Le but de cette action est de montrer à l’état colonial canadien que les premières nations vont se tenir deboute et unit contre la répression de la police et les gouvernements qui volent nos terres.

Des actions ont déjà eu lieu à Awkwesasne et Kahnawake.

Les résistant-e-s de Tyendinga tiennent encore fort malgré les arrestations et la violence physique infligée sur les jeunes (un jeune homme a eu les deux bras cassés par la police), des fusils pointés sur des enfants, et malgré tout ça, les reportages dans les nouvelles ont dénié ces faits.

lundi 7 avril 2008

Pas de Jeux Olympiques sur les terres autochtones volées!

Image: Gord Hill, Kwakwaka'wakw & Riel Manywounds, TsuuT'ina/Nak'azdli, Juin 2007


"Les Olympiques d'hiver 2010 se tiendront à Vancouver-Whistler, du 12 au 27 février 2010. Contrairement, à ce que veulent nous faire croire le gouvernement et les corporations à propos des bénéfices économiques et sociaux que rapportent les Jeux, ils sont en réalité une véritable menace contre les peuples Autochtones, la population urbaine défavorisée (dont beaucoup sont également autochtones), à l'environnement, aux libertés civiles et aux droits humains élémentaires.

Dans l'est du centre-ville de Vancouver, l'un des quartiers les plus pauvres du Canada, plus de 500 logements à faible revenu ont été perdus depuis 2003, c'est-à-dire depuis que la ville de Vancouver a obtenu l'offre des Jeux de 2010. Des centaines de gens ont été expulsés et les propriétaires ont revalorisé leurs hôtels en vue de l'arrivage touristique qui devrait faire rouler l'économie pendant les Jeux Olympiques.

Obéissant à cette logique marchande, la police de Vancouver et la Mairie ont débuté la chasse aux pauvres, un projet de criminalisation nommé "Cité Civile" qui vise à nettoyer les rues de Vancouver en prévision des événements de 2010. Des mesures de loi-et-d'ordre vulgaires combattent ainsi l'itinérance, la mendicité et les usagers/ères de drogue.

Rien que pour les Olympiques, 10 000 policiers, soldats et membres du personnel de la sécurité ont été engagés. En mars 2007, la police de Vancouver a dévoilé l'idée d'obtenir 2 véhicules blindés pour 2010. Déjà, toute manifestation anti-olympiques a été réprimée, se cognant à un large déploiement policier: des flics montés à cheval, l'anti-émeute, l'Emergency Response Team (police spécialisée dans les opérations paramilitaires), des hélicoptères et l'escouade canine.

Malgré avoir été proclamés "Olympiques Verts", de grandes étendues de terres ont été détruites pour agrandir le terrain qui servira à la construction d'autoroutes, de routes, de stations de ski et de stades olympiques. Des milliards de dollars provenant des fonds publics ont été dépensés en ponts neufs , en installations portuaires, en chemin de fer et en transport urbain.

L'expansion du réseau d'infrastructures du transport (autoroutes, ports, chemins de fer, ponts, etc.) vise à accroître l'exploitation des ressources, incluant les stations de ski, les mines, les forêts, le gaz naturel, le pétrole, etc. Depuis 2003, le gouvernement de la Colombie Britannique a, en approuvant les projets des corporations, travaillé pour accélérer la mise en place de ces industries afin de leur rendre la tâche plus facile. Le premier ministre Gordon Campbell a décrit ce processus comme étant une "réforme pour ouvrir tous les secteurs de notre économie". Le résultat a été une plus grande exploitation minière, du gaz et du pétrole, ainsi que la construction de stations de ski sur les terres autochtones volées.



Résistance Autochtone contre Vancouver 2010 (ou jusqu'en 2010)

Malgré les millions de dollars injectés dans les communautés Autochtones pour acheter leur silence et leur consentement, la résistance Autochtone et sociale a eu un impact significatif sur 2010 cette année. Tout a commencé le 12 février avec l'inauguration d'une horloge qui donnera le compte-à-rebours des Olympiques pendant 3 ans (don de Omega, le "chronométreur officiel" des Jeux de 2010) à la Galerie d'Art de Vancouver.

Juste avant que l'événement ne commence, pendant la couverture médiatique en direct de CTV (CTV est devenue le réseau TV officiel des événements 2010), un Autochtone masqué a pris d'assaut la scène et a agrippé le micro, criant "Fuck 2010! Fuck your corporate circus!" avant d'être arrêté.

Les contestataires, incluant les membres du Native Youth Movement (NYM), le Comité Anti-Pauvreté (APC) et autres, ont cassé les lignes de la police en balançant des projectiles (oeufs et bombes de peinture) vers les flics, la scène et un écran géant de télévision. Les représentants du gouvernement et des corporations durent gueuler dans les micros afin de se faire entendre à cause des bruyants contestataires. Sept d'entre eux furent arrêtés au total.

Deux semaines plus tard, le 24 février, Harriet Nahanee, une autochtone aînée, est morte dans un hôpital de Vancouver peu après être sortie de prison où elle avait passé 14 jours. Elle avait été déclarée coupable par la Cour pour avoir participé au blocage en 2006 de l'Autoroute Sea-to-Sky qui, en vue de 2010, s'agrandissait (jusqu'à Eagleridge Bluffs, dans le nord de Vancouver).

Puis le 6 mars, le drapeau géant des Jeux Olympiques flottant au-dessus de la Mairie fut volé, juste au moment où les membres de la délégation du Comité International des Olympiques (IOC) venait faire une inspection concernant le travail du Comité d'Organisation des Olympiques de Vancouver (VANOC). Des jours plus tard, alors que l'IOC finissait sa tournée, la Native Warrior Society envoyait un communiqué qui revendiquait le vol du drapeau. La déclaration contenait une photographie de trois personnes masquées, avec un drapeau warrior et la photo de Nahanee, le tout se tenant devant le drapeau Olympique de 16' par 25'. Ils citèrent la mort de Harriet Nahanee et leurs positions anti-olympiques comme leurs principales motivations.
Le 29 mars, la police de Vancouver fit une descente dans les bureaux de la DERA (association des résidants du Downtown Eastside) en prétendant chercher le drapeau Olympique volé (malgré qu'il n'y ait aucune connections entre la Native Warrior Society et la DERA. Les flics affirmèrent qu'ils avaient reçu l'information d'une source "fiable". Après une heure, ils repartirent les mains vides. " - Feuille d'info diffusée à la Page noire (Québec) (par Anarkhia?)

Voir aussi: No 2010

lundi 17 mars 2008

Actions directes à Montréal

Deux actions directes particulières à Montréal ont récemment retenu mon attention.

La première, le 14 avril 2008, 6 voitures de patrouille de la police de Montréal (SVPM) ont été mises à feu dans la cour arrière du poste de quartier numéro 23 vers 3h du matin selon les policiers. Les véhicules seraient des pertes totales. L'action a été revendiquée par le "Collectif Ton père" et a été produite pour s'opposer à la reproduction de l'exploitation et de l'oppression et en solidarité avec les détenus politiques autochtones de l'Amérique qui luttent pour leur liberté et leur autonomie. Voici le communiqué que le collectif aurait émis.

La deuxième, dans la nuit du 15 au 16 mars, 3 guichets automatiques de la Banque Nationale à Montréal auraient été fracassés puis, brûlés. Une fois de plus les médias ont voulu cacher l'affaire mais, l'action a été revendiquée par le "Collectif Ton Oncle", pour faire suite à l'incendie des voitures de police. L'action a aussi été faite en solidarité avec la lutte des autochtones et contre le Capital, l'État et la propriété privée. Elle s'inscrie dans la lignée de la campagne d'actions directes contre les partenaires des Jeux Olympiques de 2010 à Vancouver. Voici le communiqué que le collectif a émis.
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Post-scriptum: Dans la foulée de ces actions en solidarité avec les luttes autochtones, c'est ajouté:
-Dans la nuit du 17 au 18 mars, dans le quartier Préfontaine, perforation des pneus de 23 autos d'un concessionnaire Mazda et de 2 camions de Bell Canada par le "Collectif Ton Chien". - Communiqué
-Parution d'un texte intéressant d'Alexandre Popovic, "Les actions directes revendiquées : quelques cas d'espèce au Québec"

mardi 26 février 2008

La Tuque - Résiste !

Non-arrêté par les strictes délimitations du Saguenay-Lac Saint-Jean, j’ai eu envie de noircir quelques lignes sur la très vaste « ville de La Tuque » et les communautés avoisinantes. Ici comme ailleurs, il est toujours temps de s’organiser et de marquer notre résistance. Des affiches ont été collées dans la ville dans le but de tendre une main aux « locaux » intéressé(e)s par l’opposition au militarisme et aux guerres d’occupation, et dans une perspective plus large, de changement social profond.


Abritant depuis des milliers d’année la nation Atikamekw, la Haute-Mauricie est un très grand territoire où la chasse et la pêche sont abondantes. Nouée de rivières, dont la bien connue Saint-Maurice, la région bat au rythme de mère nature. Pourtant, à La Tuque, en me promenant un matin, j’ai bien cru voir la montagne derrière l’usine de pâte et papier en feu tellement elle fumait.
« L’usine c’est ce qui fait vivre la ville », son nom, Smurfit-Stone, une compagnie américaine. Et on la remarque assez vite... elle produit beaucoup de fumée et son odeur se propage pas mal dans la ville.
(Consultez l’article précédent « PAS DE Maître chez nous ! »)

J’ai vraiment aimé lire la « Gazette de la Mauricie » , un journal mensuel populaire et indépendant de la région qui est distribué gratuitement dans les publisacs et publié à 75 000 exemplaires ! Les gens qui y écrivent sont beaucoup plus critiques et indépendant(e)s et ont une réelle capacité à développer des articles plus instructifs et plus proches de notre réalité sociale. Ce mois-ci, la Gazette de la Mauricie consacrait un dossier très intéressant et assez bien fourni sur la condition des femmes, en approche du 8 mars qui s’en vient.

Un truc qui m’a toujours fasciné dans la Haute-Mauricie, c’est le fort patrimoine autochtone et sa conservation. Les communautés Atikamekws partagent 3 réserves (Manawan, Wemotaci et Opitciwan) et plusieurs habitent La Tuque et Roberval. Malgré les écoles résidentielles qui ont voulu couper les autochtones de leurs parents et de leurs modes de vie ancestraux, la langue d’origine, l’Atikamekw, est encore aujourd’hui parlé dans la population, estimée à 5400 en 2001. Ce peuple serait probablement celui qui a inventé les raquettes (en observant les perdrix qui marchent sur la neige) et le sirop d’érable (qui était récolté dans des paniers faits d’écorce de bouleau et de racines). De très légers canots profilés étaient fabriqués traditionellement avec de l’écorce de bouleau et leurs servaient à se déplacer sur les rivières et lacs. Aujourd’hui, les réserves d’eau et le poisson qui y vit contiennent de fortes quantités de mercure (provenant des centrales hydroélectriques) et empoisonnent les communautés. La déforestation fait également fuir les animaux des terres de chasse ancestrales des autochtones.

N’hésitez pas à poster vos commentaires au : rapido@jubii.fr ou directement sur ce blog.

Je vous invite également, ce mois-ci, à visionner le film de la documentariste Abénaquis Alanis Obomsawin, « Mère de tant d’enfants », produit en 1977 et écoutable librement sur le site de l’ONF, qui traite des conditions sociales des communautés autochtones au Canada.

samedi 16 février 2008

PAS DE Maître chez nous !

C’en est assez !

Le Saguenay-Lac St-Jean est une région de monopoles. Rio Tinto(Australie et Angleterre) et Bowater (Etats-Unis), des grandes entreprises multinationales d’ailleurs, détiennent de larges parties du territoire et des richesses naturelles de la région et, comme vous le savez peut-être, ça ne date pas d’hier. Dans presque chaque période depuis l’arrivée des colons au Saguenay Lac St-Jean, on retrouve un bourgeois ou une grande entreprise qui a eut son monopole sur de grands bouts de la région.

Pour qualifier les régions, à la télé, on entend aussi parler de « régions ressources », et cela, en total mépris et indifférence des peuples métis, autochtones et québécois qui y habitent parfois depuis très longtemps. On laisse les riches compagnies étrangères saccager le véritable Royaume de nature qui nous abrite, celui de Saguenay... Une poignée d’experts du grand Montréal s’amènent et s’en est conclu pour l’avenir de nos villages et villes.

La Communauté métisse du Royaume et de la Seigneurie de Mingan (CMDRSM) mène présentement une lutte pour la reconnaissance des droits, statuts et histoire des Métis. Le gouvernement a très arrogamment décidé d’en finir rapidement avec l’accord final du traité de l’Approche commune avec 3 chefs Ilnutshs, qu’il pose en décideur, pour en exclure les Métis qui ont tout à fait leur mot à dire dans la négociation du traité. Les Métis sont bel et bien reconnu(e)s dans la Constitution mais, l’application réelle de leurs droits a toujours été une féroce bataille à mener. Le gouvernement refuse d’entendre que les Métis du Royaume et de la Seigneurie de Mingan sont une communauté historique et donc, de les reconnaître. La grogne monte d’autant plus aujourd’hui, puisque le gouvernement Charest en est à sa 3ième requête pour bloquer la demande d’injonction des Métis en Cour supérieure (ses 2 requêtes précédentes ayant échouées). Il apparaît clairement au regroupement, que ce gouvernement cherche à épuiser les ressources financières du CMDRSM en multipliant les requêtes et ainsi, à taire leurs revendications.

L’avenir des régions repose dans nous tou(te)s qui y habitons et qui s’organisons dans nos milieux comme à l’extérieur pour changer cette conception utilitaire dont les régions sont affublées. De nombreuses régions se vident à un rythme fou (Côte-Nord, Gaspésie, Sag-Lac, Abitibi,…), la situation est critique et de la façon que les choses s’amènent, on devra tôt ou tard cesser de se plier aux volontés des grandes entreprises et gouvernants de tous noms, se réunir pour s’organiser et développer collectivement notre autonomie en ces terres prospères. Assez des fumisteries des chefs qui s’accordent plein pouvoir dans les décisions qui affectent directement notre qualité de vie. On ne veut plus de maître chez nous ! Il faut revoir nos modes de gouvernances locales (mairie, conseil de bande,…) afin de permettre au pouvoir de s’exercer égalitairement ; du bas (la population) vers le haut, et non le contraire !

« Jusqu’à la fin, j’exhorterai les Métis ainsi que les Premières Nations à sortir des réserves et comme l’écrivait Louis Riel, à proclamer haut et fort que les terres, les bois, les eaux leur appartiennent, sous peine de demeurer à jamais les marionnettes des gouvernements et des profiteurs… »
- Propos de Larry Bélanger recueillis par Ismène Toussaint

Consultez le blog «Le peuple métis de la Boréalie» pour une information quotidienne sur le combat des Métis / Texte écrit par SagLac – Résiste au Militarisme !

jeudi 20 décembre 2007

Le Canada poursuit sa guerre aux autochtones

On apprenait cet automne que le Canada, avec 3 autres pays riches et colonialistes, rejetait la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, que 143 pays ont accepté et qui devait mettre fin à l'exploitation et la ghettoïsation des autochtones. Alors que l'on s'attendait à ce que le Canada change ses politiques après des siècles d'exploitation et de vol des terres, Mr. Harper, sur son trône, voit la chose d'un tout autre oeil.

On apprenait hier(Mercredi 19 décembre), dans le Journal du Québec, que la plupart des pistolets "Tasers" utilisés au Québec, le sont dans les 19 villages autochtones désservis par la police. Au Québec, dans 19 villages autochtones, soit une population d'environ 27 000 personnes, sont utilisés en tout 71 pistolets tasers, alors que 63 "tasers" sont utilisés pour le restant de la population du Québec, soit 7,7 millions de personne. Pour ceux et celles qui croyaient que les temps où la brutalité et le profilage racial envers les autochtones étaient fini, on est encore loin de pouvoir garder nos peines.

De nombreux cas de décès reliés à l'utilisation abusive du taser ont été diffusé par les médias cette automne. On repense, entre autres, à Claude Castagnetta, de Québec et de Quilem Registre, de Montréal. Il faut savoir que depuis 2001, la GRC aurait utilisé, selon ses rapports(qu'elle affirme pourtant incomplets) à 3000 reprises le pistolets tasers. On se souvient également, que le pistolet taser a été utilisé à 3 reprises sur un même étudiant durant ce qui était sensé n'être qu'un bed-in au Cégep du Vieux-Montréal. Quelques souvenirs qui nous apparaissent, quelques faits qu'on a pu apprendre malgré la piètre information que nous livre les médias...

Alors que les politiciens tenteront de "règler l'affaire" en implantant des lois sur son utilisation, les policiers continueront sans peine de légitimiser leurs actes et, en particulier, la répression brutale qu'ils accordent aux communautés autochtones depuis si longtemps.

La Rédaction du blog a, de vécu, été en mesure d'observer et d'en apprendre davantage sur les comportements policiers envers les autochtones. Pour agir sur le problème, il est important de s'organiser ensemble. Vous devez savoir qu'il est en votre droit de surveiller le déroulement des actions policières(Copwatch) et de leur demander leur numéro d'identification. Plusieurs types d'événements (Assemblées, manifestation, ...) peuvent être très efficaces pour faire suite à vos demandes. Il est très important de dénoncer cette violence raciste de l'État canadien, qui ne fait pas du tout rupture avec son histoire. Dans ce but, n'hésitez surtout pas à contacter le webmestre de ce blog et le Collectif Opposé à la Brutalité Policière qui pourront certainement vous donner un coup de main.

Le COPB a d'ailleur publié un article très intéressant sur le taser: http://www.cmaq.net/fr/node/28819

Bon temps des fêtes à tous et toutes!