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mercredi 23 avril 2008

Le Cégep de Bois-de-Boulogne tente d’annuler un atelier en solidarité avec les luttes contre l’apartheid israélien

Lu sur le CMAQ : Montréal, le 21 avril 2008 – Le Comité d’actions pour la lutte étudiante boulonnaise (CALEB) dénonce les tentatives de l’administration du cégep d’annuler un atelier en solidarité avec les luttes sociales contre l’apartheid israélien. Cet atelier visait à informer la population étudiante concernant la situation palestinienne et à créer un débat sur la question, dans le cadre d’une tournée de sensibilisation organisée par le collectif Tadamon ! et l’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ). L’administration du Cégep de Bois-de-Boulogne n’aura toutefois pu empêcher la tenue de l’événement, qui a eu lieu à l’extérieur du cégep dès midi, rassemblant plus de soixante personnes.

Malgré le fait que l’atelier ait été annoncé il y a plus de deux semaines, ce n’est que mercredi passé que l’administration du Cégep Bois-de-Boulogne a manifesté son intention d’interdire la tenue de l’événement. Les raisons évoquées étaient que l’événement en solidarité avec le peuple palestinien se tenait le même jour que la Pâques juive, et qu’aucun-e invité-e ne représentait le point de vue pro-apartheid. Le CALEB dénonce d’abord l’ingérence administrative dans les activités sociopolitiques étudiantes, mais aussi la réduction du conflit à des dynamiques religieuses : en effet, les organisateurs et organisatrices dénoncent l’équation assimilant l’État d’Israël à la religion juive. Ceux et celles-ci ont par ailleurs obtenu l’appui de la Alliance of Concerned Jewish Canadians, qui regroupe des individus juifs critiques des politiques israéliennes.

La conférence a eu lieu malgré les menaces administratives, et a rassemblé plus de soixante personnes. Le CALEB désire dénoncer la diffamation dont a été l’objet le collectif Tadamon !, suite à de fausses informations. « L’administration a non seulement le culot de prétendre qu’on ne peut parler de l’apartheid israélien, mais elle va jusqu’à diffamer nos invité-e-s. Ce genre d’attitude est irresponsable et méprise la liberté des étudiants et étudiantes de débattre de sujets qui leur tiennent à coeur » s’insurge Arnaud Theurillat-Cloutier, représentant du CALEB. Notons aussi que le directeur des études et des services aux étudiants, M. Maurice Senneville, a menacé le CALEB d’interdire tout débat à saveur politique sur le campus si le moindre incident se produisait.

Tadamon ! est un collectif luttant pour la justice sociale partout dans le monde et n’appuie aucun parti politique. Le collectif, dont le nom signifie « solidarité » en arabe, participe activement à une campagne de boycott, désinvestissement et sanction envers l’apartheid israélien suite à l’appel lancé par la société civile palestinienne. Tadamon ! effectue une série d’ateliers dans les cégeps et universités du Québec concernant cette campagne. Le collectif a aussi obtenu l’appui de la Fédération nationale des enseignants et enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN), du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) et de l’ASSÉ dans le cadre de cette campagne.

Le CALEB a invité Tadamon ! pour discuter de l’apartheid israélien et des différents moyens de lutte en solidarité avec le peuple palestinien au Québec. Cet atelier s’inscrit dans le cadre d’une tournée qui aura lieu dans plusieurs cégeps et universités membres de l’ASSÉ au cours des prochains mois. Depuis octobre 2007, l’ASSÉ travaille en collaboration avec Tadamon ! pour informer la population étudiante sur la campagne de boycott, désinvestissement et sanctions contre l’apartheid israélien. Cette action s’inscrit en toute cohérence avec les principes pro-palestiniens et de solidarité avec les luttes sociales internationales de l’association étudiante nationale. Une manifestation aura lieu à ce sujet le 10 mai prochain, à 13h (départ du Square Dorchester).

Le CALEB a obtenu l’appui de la FNEEQ-CSN dans ses démarches.
Organisations signataires :- Comité d’actions pour la lutte étudiante boulonnaise (CALEB)- Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ)- Tadamon !
Le CALEB, l’ASSÉ et Tadamon ! Montréal vous invitent donc à faire parvenir des lettres à l’administration du Cégep de Bois-de-Boulogne pour faire valoir votre désaccord face à la décision de l’administration.

Faites parvenir vos lettres à :
M. Maurice Senneville, Directeur des Études et des Services aux étudiants et au Service des communications du Collège de Bois-de-Boulogne
M. Maurice Senneville :
- Téléphone : (514) 332-3000, poste 7401- Courriel : maurice.senneville@bdeb.qc.ca
Service des communications :
- Téléphone : (514) 332-3000, poste 6010- Courriel : communications@bdeb.qc.ca- Fax : (514) 332-5857
Envoyez également votre lettre en copie conforme à l’Association générale étudiante du Collège de Bois-de-Boulogne (AGEBdeB) à age@age.bdeb.qc.ca

Si vous désirez que votre lettre soit rendue publique, vous également en faire parvenir une copie à tadamon@resist.ca


Renseignements :
Arnaud Theurillat-Cloutier, représentant du CALEB, (514) 883-9221
Hubert Gendron-Blais, secrétaire aux communications de l’ASSÉ (514) 390-8415

Collectif Tadamon !, (514) 998-7243 ou (514) 664-1036
Tadamon ! : http://tadamon.resist.ca
tadamon@resist.ca/

Bureau de l’ASSÉ : (514) 390-0110
Site Internet : http://www.asse-solidarite.qc.ca/

À DÉNONCER: les réactionnaires!

J'ai hier tombé par hazard sur la rediffusion 23h30 de L'avocat du diable à TQS, et été particulièrement aterré par le sujet sur lequel on invitait les téléspectateurs/trices à appeler. "La police doit-elle faire appel à l'armée canadienne pour défendre les rues?", voici la question qui était présenté en lien avec les actes émeutiers qui ont été commis durant les célébrations de la victoire des canadiens à Montréal. L'exagération était au rendez-vous, l'avocat présentant presque la situation comme un état de siège en affirmant que les policiers n'ont pas les moyens nécessaires pour faire face à de telles situations. Absollument abérant comment les réactionnaires peuvent teinter l'opinion publique en nous présentant des choses aussi absurdes. L'armée pour des commerçants qui se font casser leurs vitrines. Je n'ai pas écouté les appels. Pour en rajouter davantage, le sujet d'aujourd'hui est "Saccage : les policiers méritaient-ils des félicitations ?"

Allez chercher pourquoi les médias dominants s'attardent à de telles questions plutôt que celles qui nous sont vraiment importantes...

lundi 24 mars 2008

1ER MAI : Journée Internationale des Travailleurs/euses

Le 1er Mai est célébré à chaque année, à travers le monde, la Journée Internationale des Travailleurs/euses. Les évênements et convergences qui ont lieu cherchent à commémorer les siècles de lutte des travailleurs et travailleuses pour leurs droits et pour des conditions de vie plus dignes.

Les anarchistes (également appelé-e-s libertaires) tiennent une grande place dans la tradition de cette journée. Il serait question d'anarchistes, à Chicago, vers 1886, qui durant des émeutes à Haymarket Square, pour obtenir la journée de travail de 8 heures, furent condamnés à mort sur de faux-motifs. Les martyrs d'Haymarket étaient ceux des travailleurs, travailleuses, et opprimé(e)s du monde entier qui luttent pour leurs droits et conditions et chaque année depuis, la journée est célébrée dans le monde. À ce sujet, vous pouvez visionner en ligne le film "Origine du 1er Mai".

L'an dernier, à Montréal, en plus d'une grande manifestation internationaliste et révolutionnaire, le bureau du président de la FTQ, Henri Massé, avait été occupé par un groupe. Les manifestant-e-s avaient rapidement été expulsé-e-s de la bâtisse, quand les gros bras de la FTQ ont littéralement scié la porte du bureau du Président avec une scie mécanique. Et oui, la FTQ emploit des gros bras, son "service de protection"!

Cette année, en plus de celle de Montréal, il y aura une manifestation à Québec pour le premier mai. Dans un récent communiqué du 23 mars, "Le 1er mai, dans la rue!", le Parti communiste révolutionnaire a affirmé son soutien et sa participation à l'évênement, et reçoit l'appui d'une variété de groupes pas nécessairement communistes de Parti. On lit entre autre, dans le communiqué:


La bourgeoisie vise uniquement à accumuler des richesses qui ne profitent qu'à elle, à engranger des profits et ce, au mépris de la vie et de la dignité de millions de travailleurs et travailleuses, d'immigrantEs, de jeunes, de sans-emploi, à la merci des capitalistes canadiens. Ceux-là ont tous les droits, y compris celui d'exploiter davantage en réduisant les emplois et de fermer les usines quand bon leur semble. Et quand les profits sont plus difficiles à faire, leurs mercenaires au gouvernement font la job de bras pour réduire l'accès aux droits les plus élémentaires pour tous et toutes: celui de se loger, de se nourrir, de s'éduquer et de se soigner.


Depuis 2001, voilà que cette même bourgeoisie mène en plus la guerre en Afghanistan, à coups de bombes, de fusils et de milliards, avec de l'armement, des soldats et des mercenaires. Le gouvernement conservateur et son parlement ont déjà voté le prolongement de cette guerre, en grands défenseurs des compagnies «Made in Canada» qui s'enrichissent aujourd'hui sur le dos d'un peuple réduit à la misère et dont le sort a nettement empiré depuis l'intervention impérialiste.


Cette guerre-là est la démonstration la plus meurtrière et la plus indigne de ce que les États impérialistes et capitalistes produisent à l'échelle du monde: la destruction et l'accumulation de richesses qui ne profitent qu'à eux. Ils expriment la volonté d'une poignée de possédants à dominer la planète pour engranger des profits et ce, au mépris de la vie et de la dignité des centaines de millions de travailleurs et travailleuses, de paysanNEs, d'ouvriers agricoles, de jeunes et d'excluEs du système économique mondial.


Voilà autant d'exemples qui exigent que l'on s'organise ici même au Canada pour mettre fin à ce système pourri qui fait qu'une classe, celle des capitalistes, en exploite une autre, immensément majoritaire!



Infos pour se rendre aux manifestations:
Montréal: Rendez-vous à 18h00, départ de la manifestation à 18h30 au coin des rues Ontario et Valois

Collectifs et organisations qui appuient la manifestation: Anarkhia, Association pour un Québec libertaire, Carrefour Québec-Cuba, Centre d'appui aux Philippines, Centre des travailleurs et travailleuses immigrantEs, Comité des sans-emploi Montréal-centre, Comité pour un Secours rouge canadien, La Pointe libertaire, Parti communiste révolutionnaire, Personne n'est illégal - Montréal, Solidarité sans frontières, Union Locale de Montréal -NEFAC-, Unité socialiste des IranienNEs à Montréal.

Québec: Rassemblement à 18h au coin des rues Nolin et Pruneau (dans le quartier Vanier)
* Un autobus partira à 17h du coin des ruesLangelier et Charest. Détails: quebec@pcr-rcp.ca

lundi 17 mars 2008

Actions directes à Montréal

Deux actions directes particulières à Montréal ont récemment retenu mon attention.

La première, le 14 avril 2008, 6 voitures de patrouille de la police de Montréal (SVPM) ont été mises à feu dans la cour arrière du poste de quartier numéro 23 vers 3h du matin selon les policiers. Les véhicules seraient des pertes totales. L'action a été revendiquée par le "Collectif Ton père" et a été produite pour s'opposer à la reproduction de l'exploitation et de l'oppression et en solidarité avec les détenus politiques autochtones de l'Amérique qui luttent pour leur liberté et leur autonomie. Voici le communiqué que le collectif aurait émis.

La deuxième, dans la nuit du 15 au 16 mars, 3 guichets automatiques de la Banque Nationale à Montréal auraient été fracassés puis, brûlés. Une fois de plus les médias ont voulu cacher l'affaire mais, l'action a été revendiquée par le "Collectif Ton Oncle", pour faire suite à l'incendie des voitures de police. L'action a aussi été faite en solidarité avec la lutte des autochtones et contre le Capital, l'État et la propriété privée. Elle s'inscrie dans la lignée de la campagne d'actions directes contre les partenaires des Jeux Olympiques de 2010 à Vancouver. Voici le communiqué que le collectif a émis.
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Post-scriptum: Dans la foulée de ces actions en solidarité avec les luttes autochtones, c'est ajouté:
-Dans la nuit du 17 au 18 mars, dans le quartier Préfontaine, perforation des pneus de 23 autos d'un concessionnaire Mazda et de 2 camions de Bell Canada par le "Collectif Ton Chien". - Communiqué
-Parution d'un texte intéressant d'Alexandre Popovic, "Les actions directes revendiquées : quelques cas d'espèce au Québec"

dimanche 16 mars 2008

UQAM: Répression politique envers les étudiant-e-s

Les coûts d'accès à l'université ayant continué de monter, certaines associations étudiantes du niveau universitaire ont continué de lutter après la tentative de mouvement de grève général infructueux de cet automne, pour la diminution des frais de scolarité et à propos des nouvelles politiques prises par les administrations universitaires. Plus bas, un texte sur la répression politique envers les étudiant-e-s à l'UQAM puis, la Cour suprême a émis une injonction contre les membres de 4 associations facultaires de l'université.

"Montréal, 3 mars – Dans un geste sans précédent dans l’histoire de l’université, la direction de l’UQAM a annoncé dimanche qu’elle a décidé de suspendre pendant 20 jours deux militants étudiants et une militante étudiante. L’UQAM avait réuni le vendredi 29 février son « Comité d’intervention » et avait convoqué cinq étudiants et étudiantes, dont trois membres du conseil exécutif de l’Association facultaire étudiante des sciences humaines de l’UQAM (AFESH-UQAM).Deux d’entre eux sont des exécutants de l’Association facultaire étudiante des Sciences Humaines de l’UQAM (AFESH-UQAM) et ne pourront accéder à leurs bureaux.

L’AFESH dénonce ces actions de l’Administration de l’UQAM. « C’est de la répression politique pure ! » s’insurge Étienne Guérette, secrétaire aux affaires uqamiennes de l’AFESH-UQAM, lui-même visé par ces sanctions. « Au lieu de dialoguer avec les grévistes, l’administration tente de faire peur aux étudiants et aux étudiantes en punissant la dissidence et en s’en prenant aux représentants étudiants ». En tout trois étudiants et étudiante ont été suspendu-e-s, les deux autres s’en sortant avec un avertissement ou sans sanction.

En grève depuis maintenant trois semaines, l’AFESH-UQAM tente depuis le début de son débrayage d’établir des négociations avec l’administration sur la question du plan de redressement, ce que cette dernière a refusé jusqu’à maintenant malgré des demandes répétées. « Je ne peux pas croire que l’administration de l’UQAM suspende et menace d’expulsion des étudiants et des étudiantes parce qu’ils ont osé se battre non seulement pour leurs convictions, mais aussi pour la préservation de la mission éducative de l’UQAM. La direction de l’UQAM devrait avoir honte », se désole Alex Bourdon-Charest, Secrétaire à la coordination de l’AFESH-UQAM.

Renseignements :
Étienne Guérette, Secrétaire aux affaires uqamiennes de l’AFESH : 514- 435-9372
Alex Bourdon-Charest, Secrétaire à la coordination de l’AFESH : 514-987-3000 poste 2633"

Une injonction de la Cour suprême concernant les étudiant-e-s de 4 facultés de l'UQAM a été rendu public le 14 mars. Cette injonction ordonne aux étudiant-e-s en grève de ne plus faire d'attroupement ou de manifestations à l'intérieur ou dans un périmètre de 100m d'une liste de pavillon stipulée sous peine pouvant aller jusqu'à une "amende de 50 000$ avec ou sans emprisonnement pour une période allant jusqu'à un an, et sans préjudice à tout recours de la demanderesse en dommages et intérêts;" (voir le document remis "Ordonnance de sauvegarde").

Voilà ce qu'est la "démocratie" de l'État en vrai!
Tout-à-fait normal de se sentir révolté-e

vendredi 25 janvier 2008

Action directe spontanée contre le militarisme !

(Montréal) - lu sur le CMAQ :

"Ce jeudi 24 janvier, une trentaine d'étudiantes et d'étudiants de l'UQAM ont mené une action directe spontanée contre un kiosque de recrutement des Forces armées canadiennes au métro Berri-UQAM. Scandant des slogans qui tournaient en ridicule ceux de l'armée (Combattons le chaos...avec des chars d'assaut !), ils et elles ont paralysé le fonctionnement du kiosque pendant environ trois heures. Sous l'oeil agacé des militaires et des policiers, les protagonistes ont confisqué les documents de désinformation de l'armée avant de masquer le kiosque avec un drap rouge sang et de se livrer à un "die-in" festif.

De nombreux tracts ont été distribué aux passants (dont plusieurs apportèrent leur soutien à l'action), afin de les sensibiliser aux méfaits de la guerre impérialiste que le Canada mène en Afghanistan. À l'heure où les médias "mainstream" glorifient les "héros" canadiens qui tombent comme des mouches, l'armée se livre à une vaste campagne de visibilité visant à justifier sa présence en sol afghan en misant sur la peur. Il est primordial d'aller les confronter afin de dénoncer la présence envahissante de la propagande militaire dans les endroits publics, tout en mettant l'accent sur le caractère illégitime d'une campagne militaire d'agression, complice de l'impérialisme états-unien, qui brise des vies, terrorise la population afghane et monopolise des fonds publics dont les programmes sociaux auraient désespérément besoin (combien de fois pourrait-on payer la gratuité scolaire avec le budget militaire déjà ?).

La campagne contre le recrutement militaire bat son plein partout au Québec, la résistance est fertile !"